Rues de Seine et Visconti, place à la diversité

Une ambiance particulière – conviant au rêve et au voyage – se dégage de ces rues, places fortes de la scène artistique parisienne transformées en haut lieux des arts premiers le temps de ce Parcours des Mondes 2008. Y flâner revient à découvrir près de vingt-et-une propositions émouvantes et rigoureuses dont on ne peut qu’encourager la visite.

Rendez-vous incontournable, la galerie Arte y Ritual - dirigée par Ana et Antonio Casanovas – présente un très bel ensemble d’œuvres océaniennes issues de prestigieuses collections européennes, dont une étonnante sculpture uli de Nouvelle-Irlande. L’art d’Océanie est également à l’honneur chez Yann Ferrandin où l’on peut admirer un petit personnage en bois raviné, à la fragilité touchante, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, ainsi que des objets des îles Tonga et de Nouvelle-Zélande, présentées aux côtés de pièces africaines classiques. Fidèles à l’esprit des expositions proposées lors des dernières éditions du Parcours, Voyageurs et Curieux propose des objets polynésiens aux lignes pures qui séduiront plus d’un amateur. La galerie  Arts d’Australie – Stéphane Jacob, quant à elle, a accroché un important nombre de toiles acryliques de différents artistes contemporains d’Australie qui, au gré de leurs coups de pinceaux, livrent à ceux qui les contemplent un fragment du parcours mythique de leurs ancêtres contenu dans le dreaming. Chez Chris Boylan, marchand établi à Sydney, ce sont des œuvres du Vanuatu qui accueillent le visiteur.

Timide en ces rues de Seine et Visconti, l’Asie est présente dans la galerie italienne Dalton Somaré où, dialoguant avec des masques africains de Côte d’Ivoire et du Congo, rayonnent d’exceptionnelles plaques ornementales en argile provenant du Bengale occidental, entre autres objets d’Inde. Chez  Pascassio Manfredi et Cédric le Dauphin l’art d’Indonésie et des Philippines est donné à voir au travers de pièces variées. Dans les espaces restants, l’Afrique est souveraine. Pierre Dartevelle et David Henrion ont réuni des pièces exceptionnelles, tels un cavalier soudanais aux formes délicates, une sculpture du Cameroun esquissant un gracieux mouvement ou encore une admirable maternité dogon du Mali. Didier Claes présente des pièces choisies du Congo et du Nigeria qui sauront satisfaire tant les collectionneurs avisés que ceux qui cherchent à s’initier avec des objets de qualité. Patrick et Ondine Mestdagh, sensibles à la beauté élégante des formes simples, font découvrir parures, armes et autres objets d’usage de provenances diverses. L’Accrosonge a nouvellement fait confiance à la force émanant de l’art du Nigeria et la douceur des œuvres de Côte d’Ivoire. Olivier Castellano présente, quant à lui, un très beau fétiche teke du Congo, ainsi qu’une autre statuette de pouvoir de facture songye. Des œuvres choisies de Côte d’Ivoire et du Mali y sont également proposées.

 

 


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